[La voix des photographes] Marie-Agnès Périgault vous parle du travail qu’elle a entrepris à Venise en 2018 et 2019.

Écoutez le témoignage de Marie-Agnès Périgault

« Comment m’est-venue l’idée de travailler sur Venise ? L’eau, la submersion… J’y avais effectué de nombreux séjours touristiques avec cette approche de beauté, de magnificence, nourrie de toutes les représentations que j’en avais à travers les livres, le cinéma, la peinture…

Ayant échappé à la mort par noyade en bas âge, j’ai la phobie de l’eau, la peur de couler et je me disais que fréquenter Venise l’amenuiserait peut-être ! Alors, pour augmenter cette tension, je déambulais seule la nuit le long des canaux.

Avoir choisi de travailler en argentique convient bien à ma relation au temps. Traverser un détail avec l’idée de dégager de la matière et d’approcher un je ne sais quoi entre réel et irréel… D’où les partis pris du cadrage serré et du flou.

Je me suis vite rendue compte que Venise pour ma relation à l’eau n’était qu’un prétexte ! Dans ce que je croyais être un entre-deux dans ma recherche ! Dans tous ces temps nocturnes, mon côté d’ombre côtoyait celui de la ville. J’imaginais une Venise sombre, violente voire tragique. Pourtant, elle était aussi pleine de lumière.

Avoir choisi de travailler en argentique convient bien à ma relation au temps. Traverser un détail avec l’idée de dégager de la matière et d’approcher un je ne sais quoi entre réel et irréel… D’où les partis pris du cadrage serré et du flou.
Je me suis vite rendue compte que Venise pour ma relation à l’eau n’était qu’un prétexte ! Dans ce que je croyais être un entre-deux dans ma recherche !
Dans tous ces temps nocturnes, mon côté d’ombre côtoyait celui de la ville. J’imaginais une Venise sombre, violente voire tragique. Pourtant, elle était aussi pleine de lumière.

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